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Instant Hit

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En ce moment, envie de dire plein de choses sur le blog mais jamais la force de développer pour un post entier. Alors ouai je voulais:

- encore chroniquer le jeu en Fifa en disant qu'EA a pas intérêt à trop se reposer sur leurs lauriers.
- dire à tout le monde que The Social Network est un bon Fincher.
- donner mon avis sur l'immonde bouse qu'est Hadopi (again and again) avec toutes les failles si belles qu'on n'ose s'y engouffrer, par peur de tout salir.
- faire de la pub pour la BD d'un ex collègue stagiaire-esclave (ahah) qui semble si réaliste pour quiconque a déjà affronté le Pôle Emploi de face.
- justement lister les 108 incohérences / incompétences du Pôle Emploi.
- attaquer en justice celui qui a fait entrer ce meme autotuné dans ma tête (ouai c'est de toi dont je parle!). Tous les jours, je dis bien tous les jours, je me réveille avec cette chanson dans la tête.
...

mais en fait j'ai pas envie de faire tout ça. Alors je vais juste balancer l'instant hit du moment. C'est signé Rye Rye et M.I.A. et une fois écouté ça fait tum dum dum dum dum dum dum dum dum dum dum dum dans la tête.



et puis en profiter pour balancer la petite parodie de la pub Old Spice par Sesame Street. Les pubs originales sont à tomber (encore un sujet à traiter, la créativité dans la pub), et j'en suis terriblement fan.



Je crois bien qu'il y a plus de lien que de texte dans ce post... petit fail.

Benda Bilili Très Très Fort. Staffé!

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Ce fut le hasard le plus total. Je suis allé voir le film Benda Bilili. J'ai à peine réussi à ressortir le nom du film au guichet du cinéma. Autant dire que la synopsis m'étaient (à peu près) inconnue. Alors merci aux opportunités fortuites. Ce documentaire est superbe. Je n'hésite pas à le conseiller à mon entourage, on en sort changé, chamboulé, interloqué.

Le pitch est très proche de celui du Buena Vista Social Club. On suit le parcours atypique d'un regroupement de musiciens vivant dans des conditions que même un chien unijambiste aveugle ne peut imaginer. Kinshasa, Congo, ville dépotoir vivant au rythme de la musique. La musique n'y est pas un bien de consommation (une leçon à donner aux pays dit riches). On créé la musique, on la vit, on l'écoute. Elle est une forme d'expression pour les galères et les joies de l'Homme.


Et des galères il est en question avec le Staff Benda Bilili. Ce documentaire qui couvre une période d'un peu plus de 4 ans nous présente un groupe de paralysés musiciens. Atypique non? D'autant plus que leur handicap n'est nullement le résultat d'accidents mais le plus souvent dû à la polio. Maladie totalement disparue de nos sociétés. On ne part pas avec les mêmes atouts dans la vie. Et pourtant, au volant de leurs engins totalement délirants, les membres du Benda Bilili se regroupent, chantent, offrent de l'espoir aux jeunes "Viens jouer avec nous plutôt que de trainer dans la rue". Ces artistes paralysés sont pour la plupart SDF. Rien. Ils n'ont rien que leur force d'expression.


Un parcours du combattant semé d'embûches les attend et on les suit d'abord avec méfiance, ensuite avec tout notre cœur, parce que la vie ne peut pas s'acharner comme ça sur des êtres humains. Le documentaire est d'autant bien réalisé qu'il s'intéresse essentiellement à 2 figures du Staff. L'ancien Ricky, membre éminent, figure paternelle, et Roger, jeune SDF venu à Kinshasa pour tenter de vivre de sa musique dès l'âge de 10 ans (ouai trop facile quoi) avec son instrument fait d'une boite de conserve, d'un bout de bois et d'une corde. Roger grandit au sein du Staff. Elle est sa famille et pourtant il reste désespérément seul, dans ses yeux, dans sa tête alors que Ricky rassemble, unit les membres du groupe.


Je ne peux pas en dire plus sans risque de spoiler (si spoil il y a). Cependant je peux affirmer que ce film m'a ému, et ça, sans aide d'artifices ou de grosses ficelles. La véritable histoire a suffit. Et je me suis surpris à connaitre une chanson du groupe (merci NOVA), comme quoi.
J'ai acheté le CD du Staff Benda Bilili. Une façon de leur apporter mon soutien, anecdotique mais symbolique. Et puis écouter les artistes dont on connait l'histoire change totalement la dimension de l'oeuvre. Ici, le film vient bonifier un album qui est déjà génial.

Courrez voir le film (il ne restera surement pas longtemps à l'affiche), écoutez le CD (en mode légal et / ou illégal, whatever) et surkiffez le tout.

Shuffle Playlists

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Petit instantané de ce qui passe dans mes oreilles en ce moment. Un mode shuffle, de la musique (assez) fraiche (de 3 à 6 mois). Tout ça découpé en 3 mini playlists, pour pas décourager. Il y a du bon, du moins bon, mais c'est assez révélateur. Il ne faut surtout pas s'arrêter aux noms improbables et aux titres qui font peur. Tu télécharges et quand tu sens que t'es bien ouvert d'esprit, tu t'écoutes la petite playlist, comme ça, au hasard.

Lap Lap Playlist 1 (télécharger ICI) :

Danger - 3h16
Booka Shade - Regenerate
Tricky & South Rakka Crew - Cross To Bear
Major Lazer & La Roux - In 4 The Kill Pon De Skream
No1Else - Miss Behave
We Have Band - Honey Trap
Acid Washed - Change
Menomena - Queen Black Acid
Kid Cudi - Make Her Say
Blacastan - The World
Holy Fuck - Stilettos
Silver Columns - Always On

Lap Lap Playlist 2 (télécharger ICI) :

Gucci Mane - Excuse Me (Diplo Remix)
Kyrie Kristmanson - Song X
Fool's Gold - Surprise Hotel
Marco Polo & Ruste Juxx - Take Money
Crookers - Park The Truck (Feat. Spank Rock)
Onra - Don't Stop
José James - Bonus Track
Kavinsky - Pacific Coast Highway (Jackson Remix)
Blakroc - Coochie
Guilty Simpson & Madlib - Karma Of A Kingpin
Two Door Cinema Club - Undercover Martyn
Man Like Me - London Town (Foamo Remix)

Lap Lap Playlist 3 (télécharger ICI) :

Gtronic - Sucker Punch
Lusine - Every Disguise
Stephan Eicher Spielt Noise Boys - MiniMiniMiniMinijupe
Mystery Jets - Lorna Doone
Mos Def - Pistola
Tricky & South Rakka Crews - Coalition
F - On The Corner
Onra - Long Distance
Florence And The Machine - You've Got The Love (The XX Remix)
The Qemists - Your Revolution
Guilty Simpson & Madlib - Think Twice Interlude
Olibusta - Jerry's Coiffure (Eric Volta Bust It Remix)

Vrac Session Vol. 3

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Il me suffit de voir la quantité et la variété de photos que j'ai prises ces 10 derniers jours pour réaliser que, holy shit, j'ai fait le plein de bons moments. A commencer par la semaine de mon anniversaire dans le fffuuuud. Là bas, heureusement que t'as la doublette famille / amis parce que les gens sont parfois relous. "Lourd" est le terme parfais. Lourd, comme la "connaissance" qui vient s'asseoir à ta table au resto pour te dire beaucoup de choses inutiles et / ou débiles et / ou énervantes alors que tu veux partager un moment en famille. Lourd, comme quelqu'un qui te lâche pas alors que ton magret refroidit. Oh bordel, je leur aurais bien foutu ma main dans la gueule.

Mais ce fut aussi le sud des piscines (de la toute petite gonflable à celle dans la garrigue), des pistolets à eau, des cigales, des glaces, des coca frais, du glandage à l'ombre, etc. Et ça, c'est une tranche de bonheur king size quand il fait 38°C dehors. Ça devait bien faire 4 ans que je ne m'étais pas fait une escapade sudiste dans le style, et ça m'avait manqué (j'ai comme l'impression que mon adhésion au pôle emploi n'y est pas pour rien).


Dans le désordre:
- J'ai fait repas barbecue / barbaque dans le jardin jusqu'à pas d'heure (les repas jusqu'à 2h dans la chaleur nocturne tropicale, y'a que ça de vrai).
- J'ai kiffé le gâteau de semoule fait par ma maman pour mon anniversaire (mon dessert préféré c'est un gâteau de semoule quoi!).
- J'ai trempé mon cul dans une piscine dont la hauteur ne devait pas dépasser ma cheville.
- Je suis allé voir la moitié du spectacle de Pietragalla en mode commando (pas payé l'entrée) à moitié saoul et j'ai été submergé émotionnellement.
- J'ai tenté de faire fonctionner une putain de PSP GO de merde pour mon cousin (SONY, vous êtes vraiment une bande...).
- J'ai pique niqué sous la pluie pour le 14 Juillet.
- J'ai constaté que, malgré l'âge, Johnny Cleg reste toujours le plus balaise des white zulu.
- J'ai bousillé un appareil photo pour une vingtaine de photos sous l'eau.
- J'ai crié comme une groupie quand Kim Chapiron s'est pointé sur scène avec Oxmo Puccino.
- J'ai été décontenancé par les prénoms donnés aux nouveaux nés en 2010 (parfois pire que Maria Vuvuzela).
- J'ai assisté à un baptême hors du temps qui était NI religieux NI républicain mais très fatigant.
- J'ai théorisé le sexe en faisant des parallèles avec les conseils de Gordon Ramsay sur W9.
- J'ai passé une journée 20/20 (ou 6.4 6.5 6.5 pour les puristes) à Avignon en plein festival


Et encore plus en vrac, j'ai la créativité qui reprend le dessus (l'été est prolifique) avec des projets comme une semaine de daily short movies, un clip musical entre copaing, un scénario du préquel à On Est Finale, un brainstormage sur l'orga d'un évènement autour de Lost (encore et toujours), etc.

Encore toujours plus en vrac, je frétille dans mon slip pour la sortie prochaine d'Inception, j'ai commencé le DA Le dernier maître de l'air, je me suis rematé les films TV Dune (épiques), et j'ai une furieuse envie de revoir Appelez moi Johnny 5.


Pour finir, Tsugi vient de sortir son hors série n°2 dans lequel ils chroniquent 100 albums (de 1980 à 2010) qui sont passés à travers les mailles du filet mais qui valent le pesant de noix de cajou. Sur 100, j'en connais 1 seul. Ok, la bande passante va morfler.

Si ça c'est pas de la vrac session! Aucune cohérence, aucun thème, juste du derush.

The Cameroscope

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Bien avant que cela ne devienne la norme, ma vie étudiante nocturne (comme celle de beaucoup d'autres) finissait en roman photo sur un site de photos de soirées (le regretté adrenaly.it). On avait aucune race et on monopolisait les appareils photos de nos (plus ou moins) potes. Et puis la pratique s'est généralisée, les mastodontes poubelles comme tillate ont tout rasé et rendu le terrain stérile, ne laissant aucune chance à l'amateurisme passionné jouant du second degré. Désormais ce sont très souvent des piches (pichaillons fonctionne aussi) par paquets de 12 que l'on voir poser sur des photos à la qualité douteuse, arborant le plus sérieusement du monde leur fucking duck face. Parce qu'avec une photo, on peut toujours tricher, surtout sous 8kg de gel ou en portant une chemise Bolce Dabana. Faut juste pas oublier que la posture s'effondre rapidement dans la vraie vie.

Belle entrée en matière (auto plébiscite, gratuit et gratifiant) pour parler d'un "vrai" photographe de soirée qui commence à bien se faire connaître, The Cameroscope. On quitte la vulgarité désormais si répandue pour des sessions photo de qualité. J'ai jamais eu autant envie d'aller (au moins une fois dans ma vie) au Social Club que depuis que je checke les photos et vidéos du bonhomme. Pour plus d'info, voir l'interview assez récente sur triangle-magazine.



Voila exactement le genre de vidéos que j'aimerais savoir / pouvoir faire. C'est épuré, propre et pourtant c'est péchu et parait très proche de la réalité. Je crois que j'ai du voir toutes ses vidéos sans jamais avoir assisté à aucune des soirées. Ce qui m'intéresse dans la démarche de Romain Bourven, c'est l'envie de proposer une vision construite et réfléchie autour d'un projet artistique. Créer une entité globale autour du reportage de soirée, ne pas isoler chaque média (photo / vidéo / musique), et proposer un travail de qualité sont des guidelines qui aboutiront surement à de nouveaux standards. Alors je lui souhaite bonne chance pour la suite (mais j'ai pas l'impression qu'il ait besoin de chance).

Tubes De l'Etay

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Quel chanteur mettre après Christophe Maé quand la soirée dure un peu? Ghetta peut il encore respirer par le nez? Pourquoi se gaver de melon alors que tout le monde est au Campari? Et quel est donc cet effet ventouse produit par le canapé?
Auncune réponse. Autant continuer à pisser par les pores et se délecter de la moiteur avec une tracklist qui va bien (les petites pépites du moment).

L&O - New York 3000



The Partysquad - Crazy Funky Style



Teki Latex - Dinosaurs With Guns



Carte Blanche - Gare Du Nord



N.E.R.D. - Hot N Fun (Boys Noize Remix)



Sebastien Tellier - Kilometer (Moulinex Remix)



Myd - Noria (Dabö 'Dissonant' Remix)



A Trak - O Let's Overdo It



Gorillaz - Superfast Jellyfish (Evil Nine Remix)


Ed Banger Birthday

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En février 2010, on fêtait les 7 ans du label Ed Banger. Quand je dis "on" je veux dire New York. Et pour tout ceux qui ont pas pu se payer un aller retour Paris - New York + hôtel pour une unique soirée (soit pas loin de 99% de la population), Konbini nous a sorti une série de 7 mini reportage (5 minute chaque) sur l'avant / le pendant / l'après soirée anniversaire.



Les autres épisodes: 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07

Avant toute la hype qui entoure ce label au bel accent français, il faut voir dans Ed Banger un renouveau (pour de vrai, pas du réchauffé) de ce que beaucoup trop de gens se sont égosillés à nommer la french touch. On va pas refaire l'histoire du phénomène, mais comme souvent on a eu droit a une percée (Daft, Cassius, etc.), suivi d'une saturation du marché (par des producteurs bien pourris de la moelle) puis abandon par l'auditeur (normal on t'a tellement gavé que t'en as vomi).

Et puis... et puis, fin 2005, tu sens les prémices d'un truc, sans arriver à bien le cerner. Une démo de Justice (connu jusque là que pour leur remix de never be alone). Les années passent et tu découvres peu à peu l'envers du décors, Pedro Winter, SO-ME, Romain Gavras, Mr Flash, Uffie, Feadz, Sebastian, Krazy Baldhead, Dj Mehdi. S'ensuivent les nouveaux électrons gravitant autour de la structure: Mr Oizo, Breakbot, Mickey Moonlight, DSL, etc.
Ed Banger est bien plus qu'un label, c'est une entité mutante. Chaque signature a sa patte, liés par une esthétique commune (SO-ME) et une ligne directrice globale, faire bouger les kids (et les un peu moins kids). Alors quand ils organisent un évènement comme leur 7ème anniversaire bien sûr que t'as envie d'en être, de vivre au milieu de tout ça.



L'essor d'Ed Banger fut salutaire pour la musique en France, c'est indéniable. Ils n'ont pas été les seuls mais ils ont posé une énorme pierre à l'édifice. Bien sûr on peut dire que ça s'essouffle un peu, et on est pas très loin de la réalité. L'album "tant attendu" d'Uffie divise les critiques, la groupie mania Justice est un peu retombée, et on attend toujours l'album de SebastiAn. En même temps, l'album de Krazy Baldhead, qui est une tuerie, est passé un peu trop inaperçu à mon goût et le mini album de Mr Flash (pionnier du label) qui envoie des bûches, a été peu entendu, sauvé in extremis par un clip "à buzz". Pourtant, on ne peut que leur prédire qu'une longue vie. 7 ans de label et l'impression que tout est encore à faire, peu peuvent s'en vanter. Je suis persuadé que les plus belles années sont à venir et que je ne serai pas déçu, t'as pas le droit Pedro.

Mon Chapiteuf

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Ou comment vivre une soirée totalement improbable. Invités par mon oncle (qui jouait dans un des groupes), les Lap Lap ont apprécié la gratuité du festival Chapiteuf.


Le groupe de mon oncle en question, Rambalh, est un mix hétéroclite de 40 musiciens issus de différentes formations venant foutre un sacré bordel sur scène. Pour les origines ça va du "connus" à "connus dans la région quoi", de la Mano Negra à Rue Rouge en passant par les Têtes Raides. Surtout, chacun a à cœur d'envoyer sec dans ce rassemblement aux allures de folklore balkanique. Ils en profitent pour se faire quelques plaisirs personnels (AC DC à la cornemuse) ou pour délivrer un nawak ahurissant (Mala Vida à plus de 30 musiciens, WTF).
J'étais au bord de l'apoplexie quand j'ai reconnu dans le groupe le chanteur roumain du tram de Montpellier (true story). Cet enfoiré chante grave bien (il a un myspace avec son groupe), et m'a vraiment ébahi (à 1000 lieux des "en afant la moussike!" ou "messi pou la moussike").
C'était über cool et ça le fut encore plus quand on a pu passer derrière pour papoter vite fait avec les musiciens, palper un peu l'ambiance de l'organisation du festival, manger avec le staff, faire copain copain avec la sécurité (très important!) et constater qu'un festival comme ça (8000 personnes sur 2 jours), ça roxe. Sévère (note pour ma vie: mes envies professionnelles se dessinent).


Sur les 4 fois au cours desquelles j'ai vu Beat Assailant, une seule était "volontaire" (comprendre, j'ai payé le billet pour les voir eux spécialement). Ces mecs me suivent c'est pas possible. Au bout de 4 fois, le show tu commences un peu à connaitre (même si y'a pas mal de turnover dans le groupe), mais c'est toujours aussi efficace. Et leur live est définitivement meilleur que leurs albums.


Le maxi best of plus, la cerise sur la chantilly qui surplombe la pièce montée c'était le show d'IAM. Je crois bien que dans ma tête je me suis évanouie à leur entrée sur scène. Balayer 20 ans de ma vie (ouai et de celle des gens présents aussi, c'est sûr) à grand coups de "mia", "petit frère" ou autre "offishall", ça te fout la chair de cocotte. Tout ça dans une ambiance survoltée 2 jours à peine après le titre de l'OM (des fumigènes sous un chapiteau en plein concert? pas de problème, on le fait). Je crois que j'ai jamais autant kiffé un concert pour tout ce qu'il représente plus que pour la prestation en elle même. Mon âme de geek a même été comblée quand ils ont débarqué avec des sabres lasers pour chanter l'empire du côté obscur sur la marche de l'empereur (celle de Dark Vador, pas celle des pingouins).

Après ça, un petit tour dans l'emplacement réservé au staff / artistes (tu vois que ça aide de sympatiser avec la sécurité), un bar "privé", des salons sous tentes faits de tout et n'importe quoi (de vieux sièges auto pour fauteuils). Et dans les derniers instants, "la" rencontre qui m'a empêché de dormir (bon si quand même, parce que les Lap Lap étaient plus très frais), mônsieur Akhenaton himself qui vient papoter quelques minutes avec la famille. Ca parle immigration (espagnole, italienne), chambrage dans le groupe, coolitude du concert (à ce moment là il me semble avoir senti des larmes sur mes joues), jusqu'à ce que son manager (ou sa baby sitter au choix) lui ordonne d'aller manger. Le temps d'une dernière photo et la sensation persistante de sa main serrant la mienne.
Putain je parle comme une groupie de 16 ans qui a vécu la bruelmania... ben en fait c'était pas loin, enfin j'imagine, j'ai jamais pu blairer patriiiiick.

Avec tout ça on a même pas remarqué que nos shoes avaient fait la guerre et étaient bonnes pour la machine. Mais c'était aussi boueux que ça (d'accord, en vrai, on s'en bat la race)?

Ramdam Surprise

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Il y a peu je lisais un article sur bien bien bien qui décortiquait les mécanismes du ramdam et j'ai réalisé que je n'ai jamais eu la volonté de remonter la rivière tel un saumon agité par des hormones frétillantes. J'ai mis un pied dans le net un jour et je m'y suis pas mal enfoncé depuis, mais mon twittaire ne me sert qu'à balancer des liens qui me plaisent, qui me paraissent pertinents, qui me font rire. A force je commence à sentir les trucs qui vont tourner jusque sur le blog de ta grand mère et je me préserve bien d'en rajouter une (microscopique, soyons réaliste) couche si ça ne m'inspire rien.

Pourtant je suis fasciné par la vie qui s'est développé sur le net. Parfois ça me rappelle mon premier contact avec la philosophie au lycée. Attention, rien à voir avec ton cours de terminale, tu peux pas test le prof que j'avais: au chiottes le programme officiel, un mix entre le cercle de poètes disparus, un trip sous psychotrope et la parole de Platon (true story). J'avais pris un sacré choc frontal à l'époque, et j'ai cette même impression avec la culture internet (assimiler la notion de meme est une putain de première étape). Je sais que je ne ferai jamais partie intégrante de ce milieu, je me contente simplement de l'observer avec beaucoup de curiosité. Mais c'est déjà beaucoup car totalement chronophage.


Cette course au liens m'inquiète cependant, tout comme la course aux infos (merci aux "journalistes" incapables de vérifier leurs sources), car elle s'accélère indéniablement (comme quantité de phénomènes modernes, woaw Grandlap la science!). Comme la flamme qui se rapproche de la bombonne de gaz, que se passera-t-il lorsque la flamme atteindra la source même du gaz. Implosion d'une hypothétique crise du net (je ferai un très très très mauvais économiste et c'est tant mieux)? Enfin, ça m'intrigue plus que m'inquiète.

Je vais même me permettre de surenchérir sur l'échec annoncé d'Hadopi. Cette culture, celle du net, est difficilement appréhendable par un individu lambda, car en constante évolution (là, je me mouille pas des masses), et la haute autorité n'a aucune idée de ce dont il est réellement question. Essayer de rabaisser le sujet a son niveau ne permet aucunement de prendre de mesures adéquates et intelligentes (encore faut il être d'accord avec le postulat de base = le P2P tue l'artiste, non mais lol quoi). Gageons qu'elle sera aussi efficace que DADVSI (lol).


Interlude musical :

C'est dans cette note un poil décousue que j'annonce que le dernier album de Freeway - The Stimulus Package tabasse (désolé, pas de lien décent sur deezer / spotify). C'est "exactement" le hip hop que j'aime, un peu old school (early 2000's).

Ainsi TRON TRON TRON

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Je m'autoflagelle déjà d'avoir osé sortir un titre aussi pourri... Si j'ai pas sauté sur les annonces et autres trailers du nouveau TRON (Legacy), c'est tout simplement parce qu'il FALLAIT que je vois TRON (premier du nom) pour me faire une idée. Et l'impression générale fut OMFGWTF!

D'accord y'a du "procédé" technique innovant (tourner sur un fond noir en noir et blanc et recoloriser derrière) mais ça sent vraiment le vieux film SF comme on en fait plus. Maintenant dans cette catégorie de films (si elle existe encore) t'as du cadrage au millimètre, des répliques qui sortent dans un flow parfaitement maitrisé (c'est pas forcément gage de qualité mais c'est précis). Dans TRON (1982), y'a blindé d'approximations, de raccourcis, de trucs inexpliqués (et inexplicables), de dialogues parfois chelous (on dirait que la post prod a coupé dans le tas au hasard) et d'explications techniques fantasques. Pourtant c'est un excellent film de geeks trentenaires. L'histoire est perchée mais tellement funkie, les scènes mal coupées donnent un caché indéniable au film et surtout les voix françaises (ouai pas de VO, de toute façon en 82 ça existait pas la VO) sont au top. J'adore entendre les doublures françaises de mon enfance, elles sont mythiques (peuvent pas comprendre les djeunz).


Tout ça pour dire que je suis fin prêt à courir au ciné voir TRON Legacy (enfin faut pas être pressé parce c'est long jusqu'au 15 décembre). On en a bouffé du teaser, des effets d'annonce, des vraies fausses rumeurs, etc. mais ça n'a pas altéré mon envie de découvrir comment l'univers créé dans TRON (1) a pu être retranscrit à l'aide de la technologie moderne et surtout avec la connaissance contemporaine du monde informatique.
En réalité, 2 arguments me suffisent: Jeff Bridges / Daft Punk. Ouai parce que les daft ont été, pour un instant, des "employés" de Disney (true story, ça doit les changer) pour composer une B.O. qui me fera plonger à coup sur. Évidement, dès qu'il s'agit des Daft tout un tas de rumeurs circulent, dont des vrais faux extraits de ladite B.O.... mouais, moyennement convaincu par le démenti de Disney. Quand bien même il s'agit d'un fake je suis obligé de balancer un des morceaux que je trouve totalement envoutant en espèrant fortement que la "vraie" B.O. sera du même acabit.

Daft Punk - The Crash (fake)


Jeff Bridges, capable du meilleur comme du pire, reprendra son rôle presque 30 après. Bim! dans ta gueule le now&then. Et bien tu sais quoi? Je le préfère maintenant, ça lui donne beaucoup plus de charisme. Parce que dans le premier TRON c'était un jeune développeur de jeux / hardcore gamer un peu trop exubérant à mon gout (le mythe des débuts de l'informatique, top lol).

Pour comparer vite fait, voici les trailers des 2 films. Boooon d'accord, faut vivre avec son temps, parce que là c'est KO direk.



La Vie Plus Belle

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2 semaines de silence. 2 semaines de mouvement. 2 semaines de réflexion. Quand j'ai décidé de foutre un gros coup de latte dans la termitière de ma vie pour y voir plus clair, je pensais pas que j'irai si vite. Pourtant, sentir la vie se passer est absolument jouissif.

J'ai cru un moment me fourvoyer et tirer une balle dans la nuque de mon intégrité, mais, heureusement, elle s'est retourné vite fait pour me foutre son poing dans la face. Pur régal. Quand, dans ma vie, j'ai compris le sens d'intégrité je me suis fait des promesses, des trucs unbreakable, pas de compromis, parce qu'on négocie pas avec les terroristes. Je me sentais doucement glisser, et j'ai décidé de reprendre le gouvernail de force. Non mais ça va un temps de suivre des chemins qui te semblent éclairés et qui te mènent dans un camp de gitans cannibales.

Et sinon on comprend rien à ce que tu dis. D'accord, en bref, 3 ans de "ouai plus tard faudra que...", ou "ouai dès qu'on pourra on..." et des "non mais ça va, on est laaaarge" qui se cloturent par un magnifique "au revoir" cantonasque au boulot, au métier, au service, au quotidien sans passion. Je veux vivre ma vie, et si j'y arrive pas je ne vivrai jamais dans le regret (putain, une vie de regret ça plombe l'ambiance).


Après le boulot, l'emménagement. Et ouai dude! c'est parti pour la "vraie" vie à 2, celle du quotidien, celle du "putain tu fais chier avec ton slip léopard qui traine au pied du lit!". On (ré)apprend à vivre à 2, à gérer les compromis, ça c'est bon. Tout donner, tout prendre, un échange 1 pour 1. "Capitaine! cap sur la vie de rêve!".

J'avoue que de temps en temps (2, 3 minutes par jour, pas plus) je flippe ma race de pas savoir où je vais, de pas être "sûr" de bien m'y prendre, de me lancer tout simplement dans une aventure qui ne mène nulle part (à part dans un mur). Mais si Indi s'était dit la même chose il aurait jamais découvert cette fuckin arche perdue ni sauvé ces bâtards d'orphelins qui bousillent le film en le rendant "disney compliant". C'est le genre de challenge qui titille, qui te fait frissonner le bas ventre, qui te file les shrinking balls.


Alors du coup je fais du ménage "non mais t'as vu toutes ces shoes? tu les portes au moins? - non, mais c'est sentimental!" (faut dire que certaines étaient bien pourries et méritaient une fin digne).

A froid, ce fut une des semaines les plus fatigantes depuis un bon moment. Tu rigoles mais ça commence par des bières au pub et ça se termine par un canapé à monter sur 5 étages sans ascenseur (à crever quoi). J'ai tout donné, j'ai l'impression de sortir du lave linge. Mais comment me plaindre alors que commence l'essentiel du printemps, ma saison préférée, une période à se damner. Des coeurs en fleur, des rencontres improbables, plus de notion du temps, la disparition des nuits, j'en fourmille de salivage. Et puis si la vie ne veut pas jouer le jeu je lui ferai le système Gargamel.

Tu veux une petite bande son sympathique pour rythmer tes soirées barbeuc merguez? Grandlap t'offres une petite mixtape de Jamaica (ex Poney Poney, mais je l'ai déjà dit), enfin, Grandlap t'offre le lien surtout. Et si tu veux plus de liens, tu peux toujours shaker le twittère.

DOWNLOAD ICI : Jamaica - Mixtape 

Anime VS Movie Vol. 2

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Suite et fin de la série Anime VS Manga (Woaw! s'écrie la foule). J'ai bien balancé sur le film Street Fighter (ouai parce que je suis super original tavu) et maintenant je vais encenser 2 de mes pépites. Le liant cette fois ci sera le combo samurai / hip hop. Parce qu'apparemment ça inspire.


Un soir d'été caniculaire, canal plus illumine la nuit. Les Lap Lap essaient de pas mourir déshydratés et tels des zombies en hyperthermie sont hypnotisés dès l'opening de Ghostdog. Faut dire que le beat accrocheur de RZA laisse pas indifférent, surtout au milieu de la nuit.
Il est arrivé tel un OVNI dans le salon, rencontre improbable d'un Forest Whitaker en surcharge pondérale dans un univers qui tend parfois au surréalisme (la discussion sur les surnoms du hip hop, wtf). Du bon, très bon, Jarmusch. Chez Lap Lap, on adore quand le Jim montre les choses sans trop en faire. Pas besoin de bla bla, tout expliciter reste l'apanage des pas doués.
Le mix, à première vu incongru, entre hip hop et code du samurai offre au film une aura particulière. Ca fonctionne à bloc quoi. Qui plus est j'apprécie fortement quand un film propose une lecture supplémentaire comme on peut avoir avec une B.O. d'exception.



Arrrgh la KAZ avec Yaya Zicot, à cette époque là canal plousse en balançait du bon jambon. Impossible de passer à côté de Samurai Champloo. Déjà le trait m'avais trop fait penser à Cowboy Bebop pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence. Et chez Lap Lap c'est gage de qualité, for sure (surtout accompagné d'un bol de chocapic).
Une série bien trop courte, qui mêle samurai époque japon féodal avec hip hop ambiancé. Tout ça produit par la crème du rap nippon (RIP Nujabes).
Que dire de plus si ce n'est que l'action est superbement chorégraphiée, l'histoire aux petits oignons et la patte graphique exceptionnelle. A voir absolument. Surtout l'épisode qui part en psychotropisme massif, épique.



Et comme on est pas des kreuv chez Lap Lap, t'auras droit à l'intro de Sam Champloo ainsi qu'à une scène de Ghostdog qui, en un peu plus d'une minute, exprime toute la puissance du film.



Danger

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Hier, dans la cale d'une péniche with my man Nassimou. On vient voir "Danjé" gars... et fêter 2, 3 trucs qui arrivent dans la vie. Plaisir éphémère, on partage le champagne.

Le vengeur masqué débarque à 2h30 et tout le monde se presse. C'est un bon, un excellent produit du terroir lyonnais, des locaux hallucinent que my wingman soit venu de Grenoble pour lui.. Un live majestueux, t'as juste l'impression d'être dans une immense machine à laver. Et faut dire que j'ai plus la fougasse des 18 piges, donc faut la jouer plus subtil, plus réfléchis. J'estime que j'ai 2 heures à plein régime sous le capot, au delà la machine s'enraille. Ci dessous un schéma résumant le placement stratégique sur le dancefloor.


J'ai jamais autant kiffé être complètement enclavé entre 3 hipsters et 4 alcoolos, tout le monde en sueur, les bras en l'air. Un gros bordel. C'était putain de bon quand même.



On peut parler du bonhomme un peu non? Danger c'est un éternel nostalgique des eighties. Toutes ses prod sont teintés de cette touche si familière, cette madeleine de proust version synthétiseur.

Pour la sortie de son dernier EP il a lancé un concours de vrai-faux clips de son tube 4h30. Le but était simplement de mashuper des images qui collaient bien au son. Paye ton terminator, ça donne une fausse BO de dingue (oh les gars un remake, ça vous dit pas?).



Et parce que je peux pas ne pas balancer un de ses sons, j'envoie les 2 qui m'ont fait vibrer hier, j'en chialais presque (taille d'émotif). Au passage t'auras remarqué comment le monsieur intitule toutes ses chansons.

Danger - 13h12
Danger - 7h46

Je vais encore avoir besoin de 2 jours pour me remettre sur pied, et c'est pas les 3 heures de sommeil qui vont m'aider. Si j'ai l'impression d'avoir les jambes brisées et que des bûcherons tapent mes mollets actuellement, ça en valait foutrement la peine. Maloule, on remet ça quand tu veux.

Noob En BD

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J'ai jamais trop aimé Tintin et je me fous allègrement de Blake et Mortimer. Je ne suis pas fan de la BD franco-belge. Dans ma tête de djeunz, les comics (Marvel, DC) et les mangas (DBZ essentiellement) valaient miiiiiiille fois plus que les aventures "trépidantes" (aussi trépidantes que les intrigues de Plus belle la vie) du reporter facho à la houppette.
Check personnalité : j'aime me tromper, sans admettre tout de suite bien évidemment (fuck l'intégrité, la mauvaise foi vaincra).


-- MUTAFUKAZ : Une BD (ou comic, j'y comprends rien) foutrement belle. Un travail graphique d'orfèvre. Une histoire un peu chelou et mystérieuse, quelques persos mythiques (la lucha), dommage que les dialogues soient parfois un peu convenus, ou mous (en gros, parfois inutiles).

-- NO COMMENT : Pas de dialogues, pas besoin. Des histoires criantes de vérité qui retournent le bide. Les mots paraitraient bien superflus face à la tension sous-jacente des scènes de vie relatées ici.

-- PASCAL BRUTAL : ROFL, LOL, etc. le créateur des Beaux Gosse nous offre un concentré de testostérone avec Pascal "le male alpha" Brutal. Complètement décalé, totalement drôle, RLY.

Et si tu demandes quoi écouter en lisant une bonne BD, pourquoi pas ça :

Danton Eeprom - Give Me Pain

Ca Sent Le Poney Ici

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Nouveau clip de "feu" Poney Poney. Les mecs s'appellent désormais Jamaica o_O Non mais c'est quoi le rapport entre les 2 noms!? Ils nous livrent encore une fois un clip bien décalé comme il faut (trouvé sur le coolcat blog dude).



Malgré un bon clip le morceaux est moins péchu que leur précédent (avec un clip encore plus mieux de la mort). Bon tout ça est produit par Xavier De Rosnay (moitié de Justice) mais tout le monde le savait déjà (qu'il produisait les Poney Poney Jamaica, pas qu'il était la moitié de Justice, ça tout le monde est sur le cul).

This Is CLOOUUUUKAYYYLZZZ!

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2006, la semi honte sur les Lap Lap quand ils écoutaient Knobbers des Crookers. Va comprendre, la playlist ripait souvent sur cette chanson, genre "oups oups oups, on voulait pas écouter ça mais vu que c'est en shuffle...". Un plaisir inavouable, parce que chez Lap Lap la qualité musicale est de rigueur et qu'on se refuse à écouter ce genre de track, par principe (www.pure-fiction.com). Ou du moins on se refusait pour de mauvaises raisons.



Puis ils en ont franchi des paliers, gagné des gallons, ouvert des portes les 2 italiens de Crookers à coups de remixes. Passés maître dans l'art de la "turbine", ils étaient juste un poil en avance. 2006 n'était pas encore mûr. Quand les gens (plus massivement) ont commencé à envoyer bouler la minimale pour tendre l'oreille vers le baile funk, le kuduro, la maximale (de manière générale), le dubstep, etc. et ben les Crookers étaient là. Installés au milieu des Blatta & Inesha et autre Bloody Beetroots. Mais Crookers c'est autre chose. Ils se sont pas contentés du minimum. Le petit plus bankable, c'est indéniablement le remix de Kid "rien à foutre des autres" Cudi.


Voila qu'ils se tapent la couv' du TSUGI de ce mois ci et qu'ils offrent un sampler mixé totalement "WHAT THE FUCK". Si tu passes ça en soirée, le "public" poussé dans ses retranchements, peut soit bouger son booty et suer la mort, soit fuir en courant te laissant seul (mais vraiment seul, expérience à l'appui). Leur album Tons Of Friend vient de sortir et c'est du tout bon. Ils ont su éviter le piège de la vulgarité et ne pas tomber dans la banale compil de singles plus bourrins les uns que les autres. Incontournables les dudes. C'est pas pour rien qu'ils sont à la tête d'Electro Choc dans Episodes From Liberty City. Mais ouai! Luis Lopez a bouncé sur leur son.

Crookers - Tons Of Friends

Crookers - Knobbers

Téléphone Tigré

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"Good artists copy, great artists steal" disait l'autre. La blogo s'affole depuis peu pour le dernier clip / court métrage de lady gaga.



Bon qu'on soit d'accord, j'aime pas la musique de lady gaga. Je trouve ça un peu pauvre et vraiment no skill. De toute façon elle même reconnait (ou du moins doit reconnaitre) que son succès est plus du à ses frasques / déguisements / sorties médiatisées qu'à la qualité intrinsèque de sa musique ou à son physique (non mais en vrai, sous les couches de peintures elle est vraiment pas terrible). Mais je sens que je vais pas trop aimer le fait qu'on lui attribue le coup des "canettesbigoudis". Maluca is the very tigeraso (du son diplo papy).



Pourtant, j'avoue, j'ai un petit faible pour certaines des tenues de la gaga. Ca me rappelle les tenues du futur du passé. Quand dans les années 80 on imaginait les années 2000. So kitchy!

Vrac Session Vol.2

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Encore une vrac session, plus concise encore que la précédente.


C'est dur d'être supporté par des cons. Plus il y a de cellules de footeux dans un proche périmètre, plus il y a de cons. J'aime le football pour ce qu'il en reste, un sport. J'aime éprouver des sensations ne serait ce qu'en le regardant. Je ne cache pas que l'hymne de la ligue des champions qui résonne dans l'enceinte fermée me donne des frissons. Mais je vomi sur ces supporters qui pour un bout de rien redeviennent ce que l'Homme a mis des siècles à se défaire. Je suis dépité quand je vois des cons passer les 90 minutes d'un match génial a faire des doigts et à insulter les 4 supporters visiteurs et à rater le vrai spectacle. Tant qu'il y aura des cons...


Dans son domaine, la côte d'azur tient également le haut du tableau avec ses "salut-tu-m'as-vu?-non?-t'es-sur?-pourtant-ma-porsche-brille!" Ils ont pourri notre sud. Le paraitre, encore et toujours. Pourquoi ne pas te montrer au monde tel que tu es? Ah oui! parce qu'une grosse merde n'est pas vraiment esthétique, j'en conviens.

Et je ne suis même pas en colère ou aigri. Tu sais pourquoi. Parce qu'il en existe, dans le foot, comme en PACA, des gens biens (si si je t'assure!).


J'ai trouvé (pour les prochains mois en tout cas) les 2 albums qui m'ont sauvé la vie (ou plutôt l'esprit) un lendemain de cuite mal maitrisée :
- Blockhead - The Music Scene
- Beach House - Teen Dream

N.B.: Je tiens toujours le rythme d'une saison de Lost par semaine. Dans 2, j'attaque le final lap.

Vrac Session Vol.1

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Que des petites touches par ci par là qui ne méritent pas vraiment une note (ou presque) pour chaque.


Personne n'est passé à côté de l'engouement über excitant de la last lost season. Trop de questions sans réponses, de suspense insoutenable, toussa quoi. J'avais vu un épisode par ci par là, et je trouvais ça nul. FATAL ERROR. J'ai pris la décision de me lancer dans un marathon qui aura ma peau. Voir les 5 premières saisons en un temps record. A ce jour j'en suis à 2 saisons en 2 semaines (j'en dors plus, mes yeux piquent, piquent et piquent encore). Et I'm lovin' it. REALLY. C'est trop powerful en fait Lost. Ce que j'aime le plus? Le recit, dans chaque épisode, de l'histoire sur l'île, éclairée par le passé du personnage. Les parallèles entre les 2 histoires sont forts jusqu'à la faïnal scine. Chacune des 2 peut se terminer bien ou mal et le parallèle peut soit se confirmer, soit s'infirmer. Du coup ça fait 4 possibilités de twist final. Et jamais je n'ai pu prédire la fin d'un épisode. J'adore quand les ficelles sont tellement grosses qu'elles sont finalement vraies, l'absence de twist qui en devient un. Chapô! Je prévois une dépression post natale une fois tous les épisodes vus.


Petit moment nostalgie alors que j'écoutais Jacque Higelin - Amor Doloroso. Remember the time when j'ai débarqué à Lyon, tapé une bouffe à 15h dans un petit resto pour se rendre compte qu'à 2 tables de nous se trouvait Jacko, dramaturge de sa propre vie. Et dire qu'on nous gave de variét française dégueulasse alors qu'existe un vivier créatif incroyable. Cet album est une tuerie, disons le clairement. Les textes sont soignés, intelligents, drôles, fantasques, poétiques. Les musiques sont audacieuses, mélodieuses et tellement pas vulgaires que des larmes de joies viennent couler le long de mes joues. La nature du personnage y fait beaucoup aussi, faut dire que dans la famille, entre la soeur, le fils, la fille, ça en fait du bordel créatif.


C'est la bave aux lèvres qu'on découvre jour après jour les bribes d'infos sur les nouveaux perso SSFIV, les nouvelles modif de gameplay, etc. (sortie très bientôt, ouai j't'assure, très bientôt). J'ai adoré SFIV et je vais me ruer tel un mort de faim sur le SSFIV et jouer Guile avec tous les atouts de mon côté. Je suis admiratif devant CAPCOM qui a su relancer aux yeux du grand public une licence qui ne savait plus trop comment redevenir un standard. Tour de force réussi avec le 4ème Street Fighter qui fut une réussite et démontra à la terre entière (rien que ça) que la 2D c'est cool! Mais avant tout ça faudra que je termine Assassin's Creed 2 (Vay! Vay!), Forza Motorsport 3 (heu... on peut finir un jeu de course?) et surtout faudra que je combine avec Red Dead Redemption (ohhhh les nuits blanches). Dernier obstacle, jongler entre mon temps libre et mon manque de tunes du à ma prochaine mutation au pôle emploi (je les aime déjà).

Et puis aussi côté musique :
- Gonzales qui reprend à sa sauce des standards (omg many men)
- Gorillaz qui tease, tease, tease (ce trailer sent le Gorgio Moroder VS Chromatics à plein nez)
- On attend toujours l'album de Danger
- Alizee qui revient dans le droit chemin (viens petite, passe chez Institubes, ça te fera pas de mal vu la tournure merdique de ta carrière).
- Qui est passé à côté du nouveau Massive Attack? Nooon? pas possible!

On arrive bientôt au "historique" 100ème post chez Lap Lap. En exclusivité, retrouvez bientôt une interview croisée des Lap Lap (en exclusivité chez votre marchand de journaux).

10 Points

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Une rubrique "et toi c'est quoi les albums qui t'ont marqué dans la vie?" (très) fortement inspirée par TSUGI (la rubrique, pas les albums).


--50 Cent - Get Rich Or Die Tryin' : Quand on se cherche, on trouve dans le rap quelque chose de très profond. Ce beat un peu lent, ce flow continue, ça booste la confiance en soi. Eminem sort le Fifty du cachot, lui offre un album aux petits oignons. Indéniablement, il y a un avant et après 50 Cent. Ces dernières prods sont bien inférieures à cet opus qui regorge de pépites (j'ai vite abandonné In Da Club). Ca sonne West Coast ce qu'il faut. Ca va bien avec la tranche de vie.

--Amon Tobin - Supermodified : Un cd à 10E à la fnac? pourquoi pas? je tente. Et mes enfants quelle surprise. Chaque chanson offre un florilège de complexité musicale tout en gardant une atmosphère détaillée et puissante. Ca transpire la B.O. de film à tous les instants. C'était mon premier contact avec le label Ninja Tune (faut bien avouer que c'est plus ce que c'était). Pour la petite histoire j'ai un jour prêté cet album à un poto... et puis plus rien.

--Daft Punk - Homework : Parce qu'à l'époque, Fun Radio valait le coup, je me suis pris cet avion en pleine tête au réveil. Pépère au collège tu te fais réveiller à 7h par Da Funk à fond sur ton radio réveil Schneider. J'ai vraiment eu un coup au coeur. Et puis l'hommage à Midnight Express était trop visible pour que je passe à côté. L'album se déguste comme un bon vin, sans risque qu'il s'évente un jour. A chaque écoute on redécouvre leur talent. Daft For Life.


--Midnight Expresse (B.O.) : Peut être le premier disque en format CD que j'ai écouté. J'ai jamais vu le film et pourtant j'en connais la B.O. par coeur. J'ai toujours l'impression que cet album est celui qui a le plus influencé mes goûts musicaux d'aujourd'hui. La basse de Gorgio Moroder, quel orgasme, sur ce thème incroyablement puissant. Petit que j'étais, je lisais, relisais et apprenais par coeur tous les noms sur le livret du CD (4 pages tout de même) au point d'y déceler les moindres imperfections et coquilles.

--IAM - Ombres Et Lumières Vol.1 : Bon d'accord j'avais que la cassette, pas le cd (mais à l'époque ça marchait plutôt pas mal les cassettes à 450Fr sur l'aire d'autoroute). Vestige du rap à l'ancienne, avec un beat un peu plus rapide, des samples empruntées à la soul, le disco, le jazz. Des lyrics implacables. J'ai revu l'Histoire par le prisme de cet album. Une ode à l'ouverture culturelle et l'amour de l'autre, vraiment.

--Jamie T - Panic Prevention : C'est récent, c'est surement pas "majeur" dans l'histoire de la musique, mais je suis tombé sous le charme de ce gamin jouant de la basse comme une guitare, de cette voix écorchée et de tous ces bidouillages habiles. Et puis ça a marqué le début d'une de mes tranches de vie, alors forcément... If you got the money.


--Jamiroquai - Synchronized : Jay Kay a toujours su faire des chansons "inclassables". Je me permettrais pas de foutre ça dans le casier à merdes "variété internationale" parce que les prods sont bien trop de qualité. C'est quand même le seul mec qui peut porter un chapeau de buffle sans que personne ne remarque quoi que ce soit. A souligner le sous estimé Supersonic présent sur l'album et qui offre un trip cosmique voodoo des plus fameux.

--Justice - Cross : Une première démo parue en last song d'un sampler de (feu) Trax. Un set de Dj Mehdi conclu par ladite démo et tout s'enchaîne. Ed Banger, Pedro, etc. Les connexions s'établissent et tout devient clair. Je deviens un fan inconditionnel. J'ai vraiment eu l'impression de recevoir ce que je rêvais d'entendre depuis des années. Comme si mes semblables rendaient hommage aux mêmes vestiges de notre enfance. On en peut plus de la minimale!

--Prince - Diamonds & Pearl : Sa jaquette me fit d'abord de l'oeil. Non mais vous avez vu cet "hologramme"? Et puis le mythe autour du personnage, quand t'es minot, ça te fait tourner la tête, tu vois la légende. Cet album me fait penser à cette pop improbable que seuls MJ et Prince savaient faire. Rien de standard, chaque piste s'écoute comme une oeuvre unique. J'aime bien me faire embarquer dans un univers complètement construit et baroque. Et puis je redécouvre les gémissements de Prince d'une autre manière à présent. lol.


--Rage Against The Machine - Battle Of Los Angeles : Ouai c'est bon on a tous du choisir notre clan musical au lycée. Mon problème c'est que je kiffais la "techno" mais j'adorais aussi les RATM. Un des albums qu'on peut écouter de manière analytique tant chaque membre du groupe possède un style marqué. Et pour une fois que la basse n'est pas là que pour la déco, on va pas cracher dessus. La puissance des textes quoi, improbable mix de rage, d'intelligence et de culture. C'est un peu mon "moi" qui reprend le dessus quand je l'écoute.

Je me rend compte que j'ai bien tapé dans le mainstream. Nevermind, ce sont tous de très bons albums. Oh et si je terminais avec le coup de coeur du moment? Ben ouai vas y fais toi plaisir. Tricky Meets South Racka Crews. Génial, génial, génial (je tape dans l'argumentaire de dingue tavu). Ca oscille entre le raggae, le dancehall, l'électro. Ca me rappelle Seeed en mieux, c'est pour dire.