We Wish You America Smeus

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Tout a tendance à se barrer en couille dans la section "boulot" de ma vie. Du coup je prend ces vacances comme un sacré bol d'air. Je vais pouvoir me ressourcer, réfléchir posément, me retrouver face à moi même et préparer l'année 2010. J'avais prévu une année 2009 dingue de son slip et ça a été le cas. Pour l'instant je sais pas trop comment je vais me faire la 2010. Surement en mode construction solide, orientation intègre, changement de rythme de vie. On verra bien.
Ce qui est sur c'est qu'on va m'enlever ma plus grosse intraveineuse pendant plus de 2 semaines, j'aurai plus accès à mes mails ni a facebook, plus de tweets, fini les 200 feeds par jour. Dans la course du net j'ai toujours envie de ne rien louper. Ces vacances vont me prouver (même si je le sais pertinemment) que le monde tournera très bien sans moi et que je crèverai pas de ne pas voir en exclu de dingue ouf first com la vidéo d'un chat débile qui tapote son numéro sur un iphone 3GS+EX alpha.
L'important dans l'histoire est que ces vacances tombent bien comme il faut. Et puis bordayl c'est nouel quoi, la féérie, les cadeaux, la famille, l'outremangeage (on pense fort aux 95% du monde restant qui crèvent pendant qu'on se tape un toast de fois gras sur lit d'huitres), les abus, la neige, la déconnexion, les vraies-fausses résolutions, etc. tout le monde est cool pendant cette période, c'est le monde de mickey à tous les étages.
Il me tarde presque mon retour dans 2 semaines pour checker toute ma vie virtuelle et tout marker as read d'un clic.

Tryptique De Soda

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He Shoots!

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Des fois, je chierais bien sur la gueule des footballeurs professionnels payés un bras pour se faire applaudir lors d'un contrôle du tibia. Déception continuelle de voir les salaires et primes outrepasser l'indécence quand au même moment certains joueurs se permettent des ratés et autres désobéissances au règlement (sacrément sévère de surcroit, être à l'entrainement à 10h du matin, quelle effroyable requête).
J'aime le football, le sport, pour l'esthétique qu'il dégage, pour la tactique ingénieuse, pour le beau jeu, pour les émotions qu'il peut (toute proportion gardée) provoquer.
Je déteste les supporters ultra (cons), les intégristes du foot, les connards à la langue de bois et / ou de pute, les footballeurs plus bêtes qu'un analphabète qui aurait fait une chute de 20m sur la tête, les journalistes qui cherchent des excuses à des blaireaux qui n'arrivent pas à marquer un but à 200 000 Euros, les commentateurs qui affichent un crétinisme à toute épreuve. Quel gâchis. Comme dit un ami chinois "ça fout la chiasse".
J'ai peu étayé la théorie mais l'idée (ou l'embryon d'idée) et là et c'est l'essentiel.

This Is The End

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C'est l'hiver les gens. Il fait froid, on se rêve d'un soupère chocolat chaud avec un huge paquet de speculoos. Et pendant ce temps je repense à toute la bande originale de l'année 2009 qui vient s'échouer telle un cormoran ivre contre le pilier d'un tunnel parisien.
C'est pour cela que j'ai sélectionné les 12 albums qui ont rythmé mes jours / nuits depuis janvier. Ok il reste presque un mois et il peut en sortir des pépites d'ici le 31. Je prend le risque (houla houla houla).


Here is the LP list :

- Birdy Nam Nam - Manuel For A Successful Rioting
- Boys Noize - Power
- Cirkus - Medecine
- Fires Of Rome - You Kingdom You
- Major Lazer - Guns Don't Kill People... Lazers Do
- Mondkopf - Galaxy Of Nowhere
- Naive New Beaters - Wallace
- Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix
- Shinichi Osawa - The One
- Telefon Tel Aviv - Immolate Yourself
- The XX - XX
- Zombie Nation - Zombilicious

Je t'accorde que y'a la moitié qui joue dans la cours des "faciles". Pas trop la pépite introuvable quoi. Mais j'ai écouté un paquet d'albums cette année (environ 150 je pense) et cette short list contient les seuls que je peux écouter et réécouter et réécouter... d'un bout à l'autre sans rien jeter.

Et comme j'ai aussi laissé trainer les oreilles un peu partout, une tracklist qui va bien en 2009 :

- Animal Collective - My Girl
- DatA - One In A Million (Club Version)
- Etienne De Crecy - FUNK (Bloody Beetroots Remix)
- Florence And The Machine - You Got The Love (The XX Remix)
- Gui Boratto - No Turning Back
- Hudson Mohawke - Joy Fantastic
- La Roux - I'm Not Your Toy
- Mr Oizo - Stunt (Bandit Remix)
- N.A.S.A. - Gifted Feat. Santigold, Kanye West, Lykke Li
- Pony Pony Run Run - Hey You (Mondkopf Remix)
- Sebastien Tellier - Kilometer (Aeroplane Italo 84 Remix)
- The Juan Mc Lean - One Day

Comme j'ai pas trouvé tous les liens pour les écouter en embedded player je te laisse le soin d'aller chercher tout ça sur deezer (ouai c'est ça), spotify ou fairtilizer (qui a dit youtube?).

Bien sur le grandlap il en veut toujours plus (le con) il balance en lien médiafire (même qu'ici on paye pas la SACEM, STFU Hadopi) la petite mixtape de l'ivayr.

Profitez exclusivité promo réduction NEW!

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2 semaines plus plus tôt...
Le "20 minutes" du matin dans les mains je parcours les articles, de qualité variable (de mauvais à très mauvais) quand mes yeux à peine éveillés s'arrêtent sur un article pré qualification de la schouma de l'équipe de France de football. Premier choc thermique, il y est dit que la France "doit" aller en coupe du monde pour aider l'économie française (la crise, tout ça). En gros ça toucherait la vente de maillots (logique, même si à 80€ le bout de tissu bleu avec des vraies fausses bretelles...), les brasseries (mouai) mais surtout, ce qui provoqua chez moi un scintillement épileptique de l'œil droit, les ventes de télévisions.

Parce que ouiiii, quand il y a du foot ben y'a des cons qui changent de télé pour voir des matchs pourris en plus grand. On tombe dans le cadre d'un achat "nécessaire" dont nombre de personnes sont victimes. Je mettrais bien mes couilles à couper que les 3/4 des gens qui possèdent une magnifique dalle LCD 110cm n'ont ni console de jeux HD, ni lecteur blue ray, ni accès aux chaines de télé en HD (et encore là, payer 800€ pour voir Koh Lanta en HD...).

Mais alors pourquoi t'achètes cette télé si tu peux pas profiter pleinement de l'investissement (qui au passage, te vaut 3 mois à bouffer des patates)?
1. Ben le vendeur Darty m'a dit que c'était mieux? - si t'es pas en numérique c'est bien plus moche qu'une old school cathodique.
2. Ca va pas devenir un standard? - si, dans 2 ans, quand ta télé vaudra moitié prix.
3. Ca fait joli sur le meuble télé klukenflät IKEA? - 800€ pour un bout de plastique.
4. Parce que ça fait 3 mois que je vois la pub partout? - ah! ben tu vois quand tu veux.

Le 2. me rappelle les débuts du DVD, une platine achetée 2000Fr pour voir les 5 pauvres DVDs qui se battaient dans un rayon obscur de la fnac. 2 ans plus tard, même pas 100€ la platine et un vrai choix. C'est qui le pigeon dans l'histoire (je zappe volontairement les early adopters du HD DVD qui pleurent actuellement leurs économies)?.

Difficile d'incriminer réellement les acheteurs tant les pièges tendus sont à chaque coin de rue. C'en est devenu désespérant. Je promet de faire un geste pour l'écologie dès que planet saturn arrête de spammer ma boite aux lettres avec des pubs tailles A3 affichant des prix défiant toute concurrence (enfin, sauf celle du net... ouai ça fait un paquet).

...

J'arrête là le post pour 2 raisons. D'abord c'est ici la 2ème mouture que je livre. Une erreur technique (mes couilles oui) m'ayant fait perdre la première version qui me paraissait plus en accord avec le fond de mon cerveau. Ensuite j'ai écrit ça y'a 2 semaines environ et j'ai plein de nouvelles idées et préoccupations inutiles qui ont pris place là où il devrait normalement y avoir toute info relative au travail par exemple... bon la réelle deuxième raison c'est que je préfèrerais non pas 2 ni 3 fois mais bien 1000 fois plus en parler de vive voix autour d'un café (mwahaha) pendant des heures (on dirait la bande annonce d'un débat hyper chiant) plutôt que de laisser 3 bouts de phrase sur un espace oublié d'un monde dématérialisé.

Pokemon Evolution

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"Someday / we gonna live / in Paris / I promise". Que pourrait bien penser le grandlap d'il y a 4 ans. Celui qui jurait de ne jamais aller vivre là où les gens semblent posséder plus d'aigritude que tout le reste du territoire français? Impossible à l'époque d'imaginer que j'aurais pu prendre autant de plaisir lors d'un séjour dans la capitale. Tout ce qui me rebutait à l'époque m'attire désormais, ce rythme effréné, cette atmosphère urbaine, etc. Sauf qu'à l'époque je ne considérais pas l'occasion de revoir des gens que j'apprécie énormément (si je dis "que j'aime" on va encore me traiter de "p'tite tarlouze").

4 jours à flotter, aucune contrainte, une infinité de possibilité, "c'est ça qu'on veut". J'ai eu la chance de discuter de tous les sujets qui m'animent (de près ou de loin), la photo, l'art, l'apéro, le gaming, le foot, la politique (en relisant j'ai l'impression de me définir comme le croisement hybride d'un beauf des carapates et d'un bobo détestable, EPIC FAIL). D'un retour de bar alcoolémique sous la pluie à une série de roustes sur SFIV en passant par la découverte des origines du graf, j'ai pumped up ma barre de plaisir jusqu'au matsimum.


Je m'offre une dernière ivresse nostalgique, musique high level dans le casque, j'écris ces lignes sur des souvenirs encore frais comme de la glaise, assis à la place 88 du TGV. Je me souviens avoir déjà vécu ça, il y a quelques années, après un séjour dans la ville où je prospère actuellement, alors que je m'étais juré de ne jamais aller y vivre. L'histoire est un éternel recommencement. ouch.

Pour le respect de l'environnement n'imprimez ce mail...

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Ce fut "la" surprise qui mit un grand coup de trique derrière la nuque du cloud computing. "Il" a osé, d'un amas de mails conséquent, faire un rapport digne des plus grands manuscrits de Victor Hugo. 1 an et 2 mois de conversations mailesques triées, imprimées et reliées dans ce qui s'apparente à une "bible de privates".
La créativité de l'initiative a donné tout son cachet au document (inutile de préciser la charge émotionnelle). Nous possédons à présent un recueil de toutes ces conversations à bâtons rompus, ces kamoulox interminables, ces débats animés (des mails de 25Ko sans pièce jointe), ces fautes d'orthographe, ces hyperliens qui, couchés sur le papier, ressemblent à des reliques que l'on touche comme on touche des fresques préhistoriques dans une grotte.

Toute l'Histoire de nos vies relatée minute après minute se trouve là, condensée dans un bloc de presque 500 pages. Si l'utilité au premier abord semble symbolique on (je) replonge au hasard d'un jour dans une conversation passée pour se payer un bon filet de rire. Que de chemin parcouru et que de talent drolesque exprimé, des pépites (nos pépites) sur presque toutes les pages.

Si flamarion est d'accord pour le publier et bien... qu'ils aillent se faire voir parce ce ne sont que des "p'tites tarlouzes".

GTA EFLB : TLAD & TBOGT

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En ce moment je vis mes soirées au rythme nocturne de Liberty City. Je vais pas m'étendre en louange et autre superlatifs pompeux, la vie de l'Internet regorge suffisamment d'info là dessus.
Craquage pour Episodes From Liberty City, zappé le Lost And Damned, embarqué direct dans la peau de Luis Lopes, le Gay Tony comme patron. Comme une double peau endossée chaque soir, de la course de bolides alimentés au nitro au base jump en passant par la chope en club, pas de limite. Les missions variées s'enchainent dans une fuite en avant, une plongée dans l'enfer de la nuit.

Ouch, difficile de décrocher, on me débranche. Faut bien savourer à un moment, pas bouffer tout le gâteau d'un coup. Rockstar rulz, la sélection musicale est encore pointue et efficace, les dialogues de cut scene sont à tomber, Tarantino (lui même) n'écrirait pas mieux.

Je peux toujours me dire que j'aurais du bonus à la fin en me glissant dans le cuir d'un biker. J'ai toujours rêvé d'avoir un bracelet clouté.



A venir chez Lap Lap :
- la déforestation au service de la mémoire collective
- critique bileuse des achats "nécessaires".

Toi, t'as vraiment une tête de bite...

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Une entrée en matière digne de Philippe Bouvard, tout mon être s'incline devant la nullité affichée de ce jeu de mot dégueulasse. On ne présente (presque) plus Philip K. Dick (sic), un des auteurs SF le plus prolifique au niveau adaptation (ratée?) cinématographique. De toute façon il peut plus trop gueuler vu que ça fait plus de 25 ans qu'il est mort. Quoi?! le mec écrivait de la SF en 1960?! ben oui, dingue d'avoir un esprit aussi imaginatif alors qu'on réalisait à peine que l'espère humaine avait grave déconné avec la Shoah (et bim le point de Godwin cousin!).
Je m'assume total fanboy de l'écrivain qui prenait plus de psychotropes que Bernadette Chirac de pièces jaunes. Il était pas non plus très safe côté mental, on peut sans crainte affirmer qu'il avait craqué son bulbe rachidien. En même temps c'est bien son instabilité psychologique qui lui a permis d'écrire de véritables chef d'oeuvre de SF (Ubik powa).


La où ça se gâte c'est quand on arrive aux adaptations ciné. On alterne le bon avec le médiocre, clairement. Manque de bol il est mort avant que la première adaptation soit terminée, Blade Runner. Ce film est une réussite en tout point, réal au poil, Harrison Ford frissonnant, scénario intriguant, B.O. cosmique signée Vangelis mais surtout un univers très proche de ce qu'on peut imaginer en lisant K. Dick. Parfaite alchimie entre un réalisateur (Ridley Scott), un acteur (Harrison Ford) et un scénario (K. Dick) bankables du moment.
- Suivra Total Recall de Paul Verhoeven avec Scwarzy. Ouai l'annonce fait mal mais c'est un très bon film de genre. Avec le bon twist cher à K. Dick. Pas majeur, mais à avoir dans sa divxotèque.
- Le très cheap (et pourtant un des plus fidèle à l'univers Dickien) Planète Hurlante, qui m'avait envouté à l'époque mais qui a pris grave cher aux niveau des effets (spéciaux??).
- Aucune pub pour le pugilat de John Woo et Ben Affleck dans Paycheck qui peut sans honte être considéré comme une grosse merde.
- On passe L'imposteur, petit film, bien mais sans plus et sur Minority Report, gros film, bien mais sans plus (non sérieux, abattez moi ce Monsieur Cruise).
- Puis la renaissance avec le cramé Scanner Darkly, complètement fou, totalement génial. On sort de la séance (oui il y a encore des gens qui vont au ciné) avec une angoisse indescriptible au fond du bide. On plussoit des 2 pouces l'esthétique du film, avec un cell shading improbable.
- Dernière adaptation en date, le très inutile Next avec Nicolas Cage. Un très bon acteur, de son vivant.


Ah c'est bien joli de lister tout ça mais dans l'ensemble ça donne quoi? Et bien ça donne rien de bien constant. Bien évidemment, toutes les adaptations ne sont pas fidèles à 100% aux oeuvres originales. On renifle le marketing derrière le peu engageant "inspiré de la nouvelle de Philip K. Dick...", en gros qu'on vienne pas jouer avec nos couilles si c'est pas fidèle, on s'est juste inspiré quoi!
On pourra tout de même noter la même déformation cinématographique flagrante dans les 3/4 des cas. Le Happy End effect! Mais bordayl, messieurs d'Hollywood et d'ailleurs, arrêtez donc de vouloir vivre dans le pays des bisounours. Chez K. Dick tous les protagonistes principaux ont une fin horrible (mort, exil, etc). C'est ce qui te donne envie de relire 20 pages plus tôt, quand le "héros" avait encore une issue acceptable. Les livres de K. Dick, c'est du prémaché pour les scénaristes, et pourtant ils arrivent parfois (en faisant un effort j'imagine) à saccager la trame scénaristique. Chapeau.

Voila pourquoi j'afficherai une bonne dose de scepticisme quand je verrai la prochaine adaptation ciné.

'fin, pendant ce temps, un lyonnais a trouvé la solution à la crise, un psy fou flingue tout le monde et le système D français fascine les ricains.

Kanye, immah let you finish but...

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Coup d'oeil sur le dernier court métrage de Spike Jonze avec Kanye West.



On y trouve un personnage complètement déchiré, se comportant comme une vraie merde égocentrique, vaniteuse, victime d'un sacré complexe de supériorité... et finalement si seul. Je ne sais pas comment l'idée est venue mais ce film m'intrigue et me plait.
Le mystère autour de la personnalité de Kanye West s'est intensifié avec sa notoriété. Capable du meilleur comme du pire, c'est devenu un personnage aussi doué musicalement qu'instable socialement. J'ai souvent envie de le détester et de le considérer comme un gros con quand il se la pète à n'en plus finir (je suis le meilleur, ma musique est la meilleure au monde, bla bla bla) et pourtant je suis fasciné par son talent musical.
Ce mec fait partie des rares génies musicaux des années 2000. J'avais lu une interview de Dj Mehdi (caution qualité à toute épreuve) disant que son "Jesus Walk" était une des meilleures productions de ces 20 dernières années. Difficile de faire mieux comme superlatif. Même un esprit critique pourra reconnaitre qu'il ne doit pas y avoir que du faux la dedans. Son dernier album avais divisé l'opinion, foutage de gueule pour les uns, véritable coup de maitre pour les autres. A vrai dire il me fait penser à bon Discovery des Daft qu'on réécoute avec beaucoup de plaisir.

Surtout, derrière son arrogance, sa provocation n'arrive pas a cacher sa solitude. S'il se dit "au sommet" il reste assez lucide pour voir que dans sa folie des grandeurs il n'y a de la place que pour une personne. Oh je ne le plains pas, loin de là. Mais je ne peux pas me résigner à le mettre définitivement dans la case "gros connard de péteux de merde", surtout après avoir vu la fin du film de Spike Jonze. Bien sûr l'interprétation est libre, mais difficile de ne pas y voir un autoportrait flagrant, se cloturant sur la mort du mal qui le ronge (ou de lui même tout simplement?).

Phoenix VS Ghinzu

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Et ben, tu vois que je les aime mes artistes, je leur donne des tunes en allant aux concerts (on va vraiment croire que je fais une fixation mono maniaque... m'enfin, pas loin quoi).
J'ai tout bonnement adoré le concert de Phoenix. Une ambiance de fou, une voix à craquer (tellement unique), des tubes à foison, des bras levés, des jeunes filles hystériques, etc. Certains titres s'offrent même le luxe d'être repris en cœur par le public totalement acquis à la cause des versaillais. Que du bon, gros! Le rappel (ou plutôt la 2ème partie) fut magique avec des reprises acoustiques et les dernières cartouches over bankable à t'en faire frémir la cosmo énergie.

Un petit regret, j'ai pas assez écouté le son cosmique de Chairlift qui faisait office de première partie. Tu sais, Chairlift c'est la meuf qui miaulait sur la pub de l'ipod nano 4G chromatics (rien que ça).

Soldout en première partie de Ghinzu a déménagé l'armoire normande de mémé ainsi que mes intestins. Ça tapait fort quand même non? Le style un brin Crystal Castles m'a bien emballé. Alors je sais pas si l'immobilisme de la foule était dû à une hypnose prolongée ou si un syncope généralisée avait parcouru l'ensemble de la salle.

En revanche (elle est belle cette entrée en matière), je n'ai pas du tout aimé Ghinzu. J'aimerais bien dire que la raison principale est que c'était nul mais on va encore me reprocher de ne jamais écouter les autres et qu'il existe éventuellement une possibilité probable que tout le monde n'ait pas forcéééément les mêmes goûts que moi. Je crois surtout que je n'ai pas adhéré au style musical. Je peux désormais checker la noise pop sur mon carnet "j'aime/j'aime pas".
Non mais sérieux c'était hyper primaire! pas brut ou naïf, primaire, comme lisse. A aucun moment je n'ai ressenti quelque chose. Tout semblait plat. J'avais l'impression de voir l'équivalent rock de la techno minimale. Rien ne se crée, rien ne se perd - ouai rien ne se passe quoi!
J'ai hâte d'entendre des fans (qui étaient nombreux et déchainés, ça doit surement pas être pour rien) me donner leur interprétation, ne serait ce que pour comprendre (toujours un peu moins con, toujours).

Une petite déception qui s'est soldée par un départ précipité du concert. Mais bon, je suis sûr que personne ne l'a remarqué, et surement pas le chanteur derrière ses immenses lunettes de mouche (ahah).

2 concerts bien différents, jusque dans la météo, un froid de 21 380 canards pour l'un, une pluie de 134 500 cordes pour l'autre. Les conspirationistes y verront, à coup sûr, un signe.

Edit : j'ai réécouté Ghinzu. Non... toujours rien.

Il pleut... et alors?

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Et alors? Et bien profitons en pour nous la jouer Joël Robluchon mais version moins suicidaire...

Toi aussi tu aimes le chocolat, les cookies et consorts, alors viens dans le monde fabuleux de Candy Cookie également connu sous le nom ' Au Paradis des petits gourmands... ' un endroit haut en couleur avec des douceurs dignes de mes plus beaux songes:
Chocolat blanc au lait frappée, chocolat gourmand aromatisé à la banane, cupcakes et autres cookies chocolat blanc noix de pécan... en plus l'hôte est souriant et très agréable donc pourquoi se priver.

Pour les autres qui aiment les cookies mais ont la flemme de sortir ou pas le budget tout simplement, je vous propose ma solution gourmande du jour: faire les cookies soi même!!!

La recette des cookies chocolat blanc est très simple et amusante à faire mais ferait mourir Jacques Weber de cholestérol:

- 175G de Cassonade + 175G de sucre en poudre + 375g de Farine auxquels on ajoute 125G de beurre doux et 125g de beurre 1/2 sel et pan dans ta gueule le cholestérol!
- Mélanger (avec les mains c'est plus drôle) jusqu'à obtenir une ganache que l'on agrémente d'un peu de vanille.
- Ajouter enfin 1 oeuf et les 350g de chocolat blanc coupés en morceaux pour obtenir une belle pâte plus ou moins homogène selon votre talent :)

La pâte est prête! Il suffit alors de faire de petites boules qu'on écrase et que l'on enfourne pendant 12 min à 180°C.

L'idée de faire un UNIQUE GIANT COOKIE m'a traversé plus de 1000 fois la tête mais la raison (ou plutôt ma chérie) m'en a dissuadé... to be continued.

- A noter qu'un vrai four est un atout indéniable et vous permet de ne pas perdre 2 heures pour la cuisson avec le système Adidas Technology " cookies sortis du four à l'arrache posés sur le rebord de la fenêtre malgré le vent et remis au four car en fait pas vraiment cuits " -


Une fois sortis du four, les cookies sont encore mous. Ils prennent leur aspect définitif après une dizaine de minutes au grand air (un parc ou une forêt est l'endroit parfait pour faire refroidir les cookies). Ceci est normal car les cookies se la jouent toujours un peu bobo-écolo en mal de verdure...

Et miracle, que c'est bon!!!

Amendement 138 Pwned. Epic Fail.

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Je suis très sensible au "cas Hadopi", parce qu'au delà de la défense du droit d'auteur (sic) il est symptomatique d'une société qui se fout éperdument des citoyens qui la composent. Je m'y intéresse d'autant plus qu'un levier important de nos droits se joue dans l'indifférence (presque) totale et se trouve "caché" aux yeux du plus grand nombre.
Voila pourquoi ma petite flamme se vivifie lorsque je lis des citations comme celles ci (extrait d'un article du site, au combien indispensable, numérama). Victor Hugo a dit il y a plus d'un siècle lors de son discours d'ouverture du Congrère littéraire international, en 1878 : "Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous."

Et pendant ce temps, #jeansarkozypartout, les anciens sportifs veulent suivre le modèle Reagan / Schwarzy, la démocratie triomphe en Afrique, Nadine Morano fait encore de la merde, etc. l'allocution "on est mal, on est mal, on est mal" devient chaque jour un peu plus de rigueur.

A New Hope

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Je sais très bien me plaindre et fustiger des aberrations. Mais je sais également tirer mon chapeaux à des organisateurs d'évènements qui ne sont pas comme les autres. La Xème biennale de lyon a lieu en ce moment, ok. Je feuillette vite fait le truc, ok. Je regarde les tarifs... ils ont du faire une erreur. Comment peuvent ils mettre un truc en place aussi énorme en ne faisant payer que si peu?
L'entrée en elle même à l'un des 4 "musées" n'est pas chère, il existe des réductions pour les moins de 26, chomeurs, étudiants, etc. (bref, on se demanderait presque s'il y a des gens qui vont payer plein tarif). Le clou de girofle du spectacle c'est la pass pour 2 à 26E (plein tarif, WOAW!) qui donne accès aux 4 musées (même pas 4E par musée par personne)! de façon illimité durant toute la durée de l'expo (RE WOAW, 3 mois quand même)! et permet de profiter de navettes fluviales gratuitement (là, j'explose le slip)!
J'en ai presque eu les larmes aux yeux. Il existe donc des gens sur terre pour qui la monde de la culture baffe allégrement celui de l'argent. Une fois que les étoiles ont fini de briller, mon scepticisme s'est mis en éveil (pour l'instant, il se fatigue toujours, j'ai pas trouvé de faille, surement parce qu'il n'y en a pas! YATTA!).



Ca change de tous ces cons qui se dorent la pilule sur la côte d'Azur 4 mois par an en osant afficher des prix de spectacle (Gad est ma tête de turc du moment) avoisinant les 70E. Faut pas déconner, à ce prix là c'est une publicité ouverte pour le piratage. Et au premier qui me dit que "les artistes, faut bien qu'ils mangent" je lui répondrais :


BTW, Clint Eastwood était à Lyon ce week end. Il est peut être encore dans la ville, faut que j'aille le trouver illico pour lui dire tout mon amour de fanboy servile.

Bulle De Bien Etre

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Des mois que j'avais pas eu un week end seul à seul avec ma belle. C'est comme un YOP concentré, ça redonne le plein d'énergie. Refaire des activités "duo only". Se blottir l'un contre l'autre, regarder la pluie par la fenêtre en se disant qu'"on est quand même vachement mieux au chaud", partager des moments, des sentiments. Comment ne pas se plaire dans cette vie? "Allez viens, je t'invite.". C'est parfois juste une question de présence, je feuillette un livre, elle regarde "ses séries", on vit ensemble. ouatelz?

Born In The 80's

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S'il y a bien un avantage à être né avant les années 90, avant internet, avant la dématérialisation de tout et n'importe quoi, c'est bien ce résidu de fétichisme qui sommeille en moi. J'ai beau télécharger comme un porc, être contre la marchandisation à outrance d'un art (majeur ou mineur, peu importe), j'ai toujours ce plaisir à posséder un simple CD qui deviendra par la suite objet de culte. Et il faut dire que j'ai eu bien du courage pour trouver ces albums cachés dans la sombre et incompréhansible réorganisation des rayons de la fnac basée sur la technique du "Les albums? et ben quand on les reçoit on les rajoute là où il y a de la place. Les catégories? Quelles catégories? 45 et 33 tours? - ça va, ta gueule".


Mes 2 chouchous du moment (ça leur fait une belle jambe) : l'allemand brut de pomme Boys Noize et le torturé toulousain Mondkopf.
Le deuxième album de Boys Noize, Power est une véritable tuerie. Au moins aussi bon que son premier, encore plus brutal. Tu te prends coups de buche sur coups de buche.
Je suis un véritable fan de Boys Noize, comme on était fan dans les années 90 (follow du Twitter, du blog, du myspace, découpage des photos de lui dans des magzines type OK Podium, etc.).
Le CD : J'ai beau avoir entendu tous les morceaux sur son myspace, téléchargé les 3/4 des chansons de l'album, j'espère apporter ma (minuscule) pierre à la construction de sa notoriété en achetant son album. Bon, c'est aussi pour pouvoir frimer (ou avoir l'air d'un vieux con, au choix) devant mes gamins, dans 20 piges, en leur disant que de mon temps on avait le soucis de la qualité de l'enregistrement, bla bla bla, qu'il fallait se déplacer (en personne!) pour avoir accès à la musique, re bla bla bla.

Le Galaxy Of Nowhere de Mondkopf s'écoute de manière littéralement opposé. On est toujours dans le registre du son électronique mais plutôt celui que tu te fais un de ces dimanche où quoi que tu fasses tu ne peux que regretter le "dernier verre" de la veille. Ou bien au fond de ton lit, quand tu debriefes ta vie (mon moment préféré). L'album possède des envolées magiques et des mélodies envoutantes à te filer les "shrinking balls".
Le CD : Je connaissais que 2 titres de l'album mais j'ai trop accroché pour passer à côté. Problème, impossible de mettre la main sur la version "emule compliant". Vogue la figue molle dans la galère, je l'achète! Et j'ai pas du tout été déçu par les pépites dont regorge ce magnifique album.

C'est ce plaisir d'adulescent que je garde avec fierté puérile. Acquérir un album pour confirmer tout le bien qu'on en pense ou s'offrir une session découverte avec le risque que ça implique mais surtout le plaisir potentiel que celui ci peut procurer. Après ça qu'on vienne pas me dire que "j'aime pas les artistes", et je peux dire que si je croise Hadopi dans la rue je le brûle (au moins).

T.P. (vas y balance Tony Parker!)

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Les plus assidus (in nolife veritas) auront remarqué que l'activité sur ce blog a été mis en suspens depuis presque 2 semaines. La cause à un bordayl de virus. Pas la grippe A, sinon j'aurais surement fait la une d'un journal gratuit du coin. Non un bonne vieille gastro des familles qui a fait regretter à Monsieur Propre et son pote le Canard WC de vendre des produits qui sentent "bon la prairie".
Du coup, activité réduite au minimale (même pas twitté t'as vu?). Mes petites mimines toutes engourdies et peu adroites ont fait du petit "bricolage-plus-hype-tu-crèves-direct-d-un-ulcère-de-l-oeil".


Un kit d'enceinte DIY (Design It Yourself, wouarf le jeu de mots!) à monter soi même directement acheté chez Urban Outfitter (tout donne envie chez eux). Pour être vraiment honnête c'était un cadeau pour le bro et j'ai juste regardé le montage T_T. Bilan : un son à peine passable (2X0.00001 Watts, presque) mais un gadget tellement inutile qu'indispensable (c'est bon d'être faible et de céder aux sirènes).


Ma période de convalescence a surtout été l'occasion de modder mon stick en full sanwa (oh putaing le seul mot que j'ai compris c'est "surtout"). En gros j'ai un stick pour jouer aux jeux de baston sur console (Street Fighter 4 en tête) et j'ai changé les boutons et tout et tout pour qu'il soit super résistant et qu'il tienne jusqu'à la mort de CAPCOM. Après y'a des mecs qui sont mieux calés que moi sur le sujet. Bilan : je suis toujours aussi nul à Street Fighter 4 mais j'ai trop l'impression d'être "un vrai". Je me suis surtout offert quelques sueurs froides quand, après avoir déchiré la pastille qui assure la garantie, tout ne s'est pas exactement passé "comme ils disent dans le tuto".

En vrac, j'ai kiffé le dernier clip de Justice (rho le gilet Mc Fly), aimé la nostalgie qu'a éveillé en moi le tant attendu clip d'Uffie, me suis rappelé les vacances avec Rafale, ai trouvé mon hymne de fin de soirée, ai vibré sur les remixes de Florence + The Machine et surtout j'ai dormi... beaucoup.

Florence + The Machine - Drumming (Boy 8-bit Remix)

Un romain à poil en ski...

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D'accord le titre est un jeu de mots pourri. J'en aurais presque honte. C'est surtout un petchite intro pour un Ketsana perso. Je brulerai volontiers des têtes mais ma condition d'être humain m'en empêche.
Comment peut on soutenir Mônsieur Polanski de manière aussi aveugle et, excusez moi du peu, de manière aussi débile et aberrante? On dirait qu'il n'y a que 3 ou 4 péquins plus cons les uns que les autres que ça choque (si choquer est le terme approprié). Où sont les "artistes", les philosophes, les sociologues?
On est quand même en train de s'indigner qu'un mec soit coursé par la police US parce qu'il avait couché avec une fille de 13 ans il a 30 ans. Il avait de surcroit accordé une interview prétextant que ce n'était pas sa faute s'il était attiré par des filles de 13 ans. Mais coupez lui la langue, les doigts, les poils pubiens...
www.jaimelesartistes.com pour promouvoir Hadopi, www.jepissealagueuledescons.com pour promouvoir une société morale. Je m'y perds, je suis effaré, presque vaincu devant tant de débilité, anéanti par ce qui passe pour soi disant une vision "juste" des choses.
Emile Louis envisagerait de se lancer dans une carrière d'acteur afin d'obtenir le soutien inconditionnel de ses pairs, quant à Guy Georges il a de presto commencé à prendre des cours de musique...
Monsieur Mitterand de mes couilles, si je télécharge du Polanski, ça le crève? oui? Bien alors je vais émuler à bloc.




Tryptique de beignets au taro

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Fermeture du deuxième sous sol

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extrait d'une conversation privée :

"Samedi dernier dans l'après midi, alors que mes doigts pianotaient sur les boutons de l'autoradio de ma voiture, je suis malencontreusement tombé sur la fréquence d'Europe 1. C'est déjà dommage mais voilà que la voix que j'entends m'apparait tout de suite familière. Mais bien sûr ! C'est Aline ! Plus précisément Aline Afanoukoé, l'animatrice radio de Radio Nova, l'avant-gardisme musical, le sens du beat qui tue, l'épicerie fine de l'underground électro, les nuits zébrées en mode concerts gratuit le vendredi soir, que sais-je encore... Déjà, la surprise est de taille, parce que le transfert de Radio Nova à Europe 1 est assez étonnant en soi et j'étais passé à côté de cette info à la fin de l'été. Mais le plus dur est à venir. Le jingle dévoile le nom de l'émission : "Le Top 50". Bon, ne soyons pas médisant, arrêtons de voir le mal partout me dis-je. C'est Aline quand même, vous savez, le sens du beat qui tue, l'épicerie fine etc...Bon alors, finalement c'est pas mal d'être tombé là-dessus. Elle va lancer la prochaine chanson : suspens...Et là, le monde s'écroule. J'en ai mal aux doigts de l'écrire :
Sheryfa Luna - Je reviendrai.
Sans voix. C'est comme si j'apprenais que Paul Ariès avait racheté Ryan Air. C'est comme si j'apprenais que Jean Luc Mélenchon venait d'accepter le poste de ministre de l'économie dans le gouvernement Fillon. C'est comme si j'apprenais que José Bové devenait directeur de la communication de Monsanto. C'est comme si j'apprenais que Brassens était pédophile.

Passé cette déception teintée d'illusion perdue, retour à la raison, l'analyse rationnelle. J'imagine la scène :

"Bonjour Aline, assieds toi dans le fauteuil. Oui, le rail c'est pour toi, mets toi à l'aise. Voilà, ta notoriété dans le milieu de la musique radiophonique est telle que lorsqu'on on a construit la grille de programme avec le directeur de la programmation d'Europe 1, on a tout de suite pensé à toi. Ne sois pas gênée, pour nous, écoute, tu représentes l'avant-gardisme musical, le sens du beat qui tue, l'épicerie fine de l'underground électro. Voilà ce qu'on te propose Aline : une émission musicale hebdomadaire le samedi. Le nom est bouclé; c'est "Le Top 50". Pour le salaire, on a eu la direction de Nova et on sait que t'es à X € l'émission. Bon, on ne te cache pas qu'on veut miser sur toi. Pour nous tu vaux beaucoup plus que ça, on te donnes 10X € l'émission. T'es notre gage de qualité, tu vois. Bon, pour le contenu, vu qu'on est sur une des 3 radios généralistes les plus écoutées et qu'il faut absolument qu'on fasse notre retard sur France Inter avant la fin 2009, notre plan d'action est le suivant : Tu nous balances du son qui fait mouiller les ados et qui plait au plus grand nombre. Comme ça, on se récupère la tranche 19-25 ans de Fun Radio et NRJ et si on s'en garde 50% pour les programme de la semaine, on a réussi notre pari, on baise la gueule à Inter et on commence à faire chier RTL. Voilà pour le contenu. Je te laisse signer ici. Super. Pour la technique, on te laisse voir ça avec la production, ils ont winamp et toutes les compils des tubes de l'été, t'en fais pas. Bon, merci Aline et on se revoit mi-novembre pour les résultats médiamétrie."

L'argent corrompt tout, pourquoi l'intégrité musicale ferait exception ?"

L'ami, je n'aurais trouvé mots plus justes. Ici je rend hommage à ton phrasé dont je me délecte. Je troquerai volontiers un "on est mal" contre un "et ben putain, il était temps" un jour avec toi. Ton nom est tu volontairement mais il suffit d'un iota htmlesque pour réparer ça.

I want my nazi scalps!

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Maintenant que tout le monde a donné son avis sur Inglourious Basterds c'est au tour des Lap Lap de s'y mettre. Il restait plus grand temps avant que ne déferlent les versions camcodées et les pirates pré-post-ante-production.
On se la refait au cinéma comme quand on avait assez d'argent. Une V.O. propre de nos jours ça vaut le prix. La version canadienne de Transformers 2 tu t'en branles mais un Tarantino trilengual (américanogermanofrançais), ça se respecte.



Le thème : la seconde guerre mondiale a toujours (pour combien de temps? ça nous survivra très probablement) intéressé le cinéma (américain, français, etc.) les livres, les docus (un peu beaucoup arte!)... et c'est vrai que chacun y a un peu foutu son bordel.
Le jour le plus long nous balance du patriotisme à tout va, des héros qui ne meurent pas (normal ils sont américains), la vision manichéenne de l'histoire. On peut excuser vite fait, ça commence à dater, y'avait pas encore les générations nées avec l'histoire de la shoah.
Un paquet d'années plus tard t'as le soldat Ryan, ça donne dans l'ultraréalisme, on s'est rendu compte que la guerre c'est pas beau et on le dit, tout le monde meurt (sauf Ryan faut pas déconner), bref ça saigne, ça crie, ça pue (on imagine), on a pas envie d'y être quoi.
On casse tout on recommence avec Inglourious Basterds. Des nazis réalistes de terreurs, des américains gonflés à bloc, des français mi collabo mi résistants, un peu le cul entre 2 chaises (vivre, mais à quel prix). L'occupation ça fout la tension latente, ça peut péter à tout moment. On refait vite fait l'Histoire mais c'est jouissif, presque régressif. Le pire de l'humanité traité avec autant de talent, de dérision, ça donne +++ pour l'ambiance du film.



La réalisation : Tarantino sort Pam Grier du cachot, il en fait une époustouflante
Jackie Brown, il te récupère John Travolta de la scientologie et en fait un Vincent Vega incontournable... là il te mets en avant Christoph Watlz (tu sais Rex, flic chien ou Derrick, les séries que ta mamie regarde en streaming sur FR3) et en fait le plus flippant et envoutant nazi de l'histoire du cinéma (comment ça j'en fais trop?). Doté d'un physique quelconque il emplit chacune des scènes où il apparait d'une tension maitrisée par son intelligence accrue.
Bien servi par des dialogues qui ont tout le potentiel pour devenir culte. Si les geeks ciné se targuent de sortir les répliques de Samuel L. Jackson d'une traite en rotant, y'a de quoi faire avec Inglourious Basterds. Tarantino fait du Tarantino (qui s'en plaint?) avec brio, maitrise les codes qu'il a lui même inventés et ça claque.



L'actage : mais pourquoi Brad se fait il chier à jouer dans des daubasses à la Mr & Ms Smith ou Troie? Ce mec est un vrai grand acteur, il joue les rôles de mecs fracassés du bulbe à t'en faire pleurer les papilles. Cultissime dans Fight Club et dans Snatch (Guy Ritchie avant sa mort artistique) par exemple, il prend l'image du beau gosse, lui casse le dos et la jette par terre, au moins dans les égouts. La substance de l'acting prend sa saveur. Le basterd Aldo Raine laisse Bradounet donner le top du chef militaire. L'accent ricain from Tennessee, les répliques les plus débiles / cultes du film, Aldo The Appache mène les basterds et une bonne partie du film. Il gère ce con.

Inglourious Basterds, un film qui tue tout (surtout des nazis).